"Ceux qui voulaient me briser y sont parvenus..."
extrait de la dernière lettre de Jacques Bouille à sa famille





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jeudi 12 mai 2016

Précisions


 Le conseil municipal de fin mars a été centré sur l’augmentation de 7% des impôts locaux. Les explications données concernant le patrimoine ne sont rien d’autre qu’une tentative pour faire passer cette fâcheuse pilule et quoi de plus facile que d’accabler son prédécesseur en le montrant du doigt ?


 C’est plutôt une habitude de la part de celui qui a écrit au procureur, le 07/03/2008, une lettre à en-tête d’une SCP d’avocats. Lettre accompagnée d’un constat d’huissier fait dans les musées de la commune -qui en comptait 2 à cette époque- pour constater que les œuvres achetées en 2007 ne se trouvaient pas exposées dans ces lieux, ce qui était parfaitement normal puisque, comme le prouve ce constat, il y avait une exposition d’œuvres de deux artistes, Daniel Johnston et Zoé Mendelson, au musée d’art contemporain, place de la République et que le musée Desnoyer, rue E.Zola, était fermé pour travaux.

Cette lettre était aussi accompagnée, en annexe, de l’ « extrait non exhaustif des achats d’œuvres d’art 2007, extrait du compte administratif 2007 ». Ce document administratif, que tout un chacun pouvait se procurer, comme l’a fait un colistier de la liste « Ensemble, plus loin, différemment », mentionnait une somme de 2 271 508, 83 € avec la récapitulation d’objets achetés, majoritairement des œuvres d’art, mais pas uniquement.

Dans le dossier pénal, une vérification de ces achats d’œuvres d’art n’est possible, me semble-t-il, que pour la seule année 2007, à partir d’un ensemble de documents donnés et par la préfecture et la trésorerie d’Elne et la mairie de Saint- Cyprien.
Pour d’autres années, le calcul de ces achats a été fait à partir des réponses d’hôtels de vente : ainsi, du 30/05/2005 au 06/07/2008, le chiffre de 1 535 690, 93 €  a-t-il été avancé. Ces seuls deux chiffres illustrent la difficulté à comprendre les calculs auxquels se sont livrés -parfois avec des erreurs- les services de la police judiciaire pour le compte et sous le contrôle de la justice.
D’une cote à une autre, les chiffres ne correspondent pas. On trouve ainsi, pour une période allant du 01/01/2002 au 15/12/2008, un total des achats d’œuvres d’art facturés et payés par virements de la trésorerie d’Elne d’un montant de : 958 865, 90 €. Dans une autre cote récapitulative, pour une période allant du 18/01/2003 au 21/09/2008, les réponses à réquisitions aux commissaires priseurs donnent : 1 841 095, 69 € (+ 244 800 $).


Le patrimoine artistique de Saint-Cyprien ne comprend pas uniquement les œuvres d’art achetées par J. Bouille.
J. Olibo, son prédécesseur, a, quant à lui, initié cette création (collections Desnoyer et « artistes catalans ») et donné à la ville ses deux musées.
Il faut rendre à chacun ce qu’il a fait.
Par conséquent, le patrimoine artistique de Saint-Cyprien est plus important que ce qui a été annoncé en conseil municipal où les propos tenus visaient le seul J. Bouille.

Estimer la valeur d’un patrimoine est difficile. La première expertise de ce patrimoine a été faite à la demande de J. Bouille en 1989, d’autres ont suivi en 1992, 1994, 2000 (pour des achats), 2004.
Le marché de l’art est fluctuant, certes, mais, pour tenter de justifier l’augmentation des impôts locaux de 7%, certaines contre-vérités ont été intentionnellement dites durant les explications préliminaires.

Cela s’était déjà produit, sur un autre sujet que celui des impôts locaux, si ma mémoire est bonne, lors du procès à Perpignan. Une sorte de « procès en art » a été volontairement fait à J. Bouille : rien de ce qui avait été acquis ne pouvait avoir de valeur (ni artistique ni vénale), il n’y avait pas eu de politique culturelle à Saint Cyprien durant ces années, mais... curieusement, de façon contradictoire, dans le délibéré, le titre d’« amateur d’art éclairé » lui est appliqué.

Contrairement à ce qui a été dit, il n’y a pas eu d’achat d’œuvres de « peintres pompiers » par la commune de Saint-Cyprien. On peut ne pas apprécier les tableaux achetés et vibrer uniquement pour la peinture contemporaine mais on ne peut feindre d’ignorer que la peinture dite « pompier » est un genre spécifique dont toute encyclopédie donne la définition.
Les peintres de l’école de Barbizon ne sont pas des peintres « pompiers », ce sont même des   « passeurs » en art. Les nabis ne sont pas des « pompiers », ni G. Loiseau, ni H. Martin, ni M. Luce, ni M. Utrillo, ni A. Marquet ni... La liste est longue et j’ai pu, en travaillant sur le dossier pénal, passer en revue, un à un, ces tableaux dont les photos se trouvent dans le constat demandé trop tardivement par les juges d’instruction.

Un article du Monde de 2012 parle de certains de ces peintres et de la progression de leur cote (voir infra).
Il est, donc, faux de dire que ces achats ont été surpayés ou de suggérer qu’ils ne valent pas grand-chose, ils ont été payés, en grande partie, aux prix d’enchères, après renseignements sur la cote des peintres. 


En règle générale, une mairie ne vend pas son patrimoine artistique, ce n’était pas l’objectif de J. Bouille qui voulait le mettre en valeur dans un grand musée, aux Capellans. Mais ceci est une autre histoire...
Tout conseil municipal est souverain dans ses décisions et ses votes.
Mais quand on rase un musée, on peut bien brader un patrimoine artistique.

(cliquer sur les images pour agrandir)
  


 

mardi 20 novembre 2012

La dette, l’éternel retour


Un article de presse a relancé analyses et commentaires sur certains blogs à ce sujet.
Oui, Saint-Cyprien est endettée. Et c’est le lot commun des villes qui vivent bien, qui se développent, et peuvent avoir confiance en l’avenir. Jacques Bouille a toujours répondu en expliquant que notre commune était en capacité -et bien plus que d’autres !- de rembourser ses dettes (voir lien). Le reste n’est que polémique.
Mais… il n’y a pas plus sourds que ceux qui ne veulent entendre… ou qui ont compris combien cet épouvantail pouvait servir leurs intérêts… et « La Dette » n’en demeure pas moins un thème de campagne électorale, souverain et constant.

Les habitants de Saint-Cyprien devraient se poser quelques questions avant de suivre la pente sur laquelle certains les poussent à plaisir :
-    La dette nationale est importante : les fait-elle frémir ?
-    Pourquoi se focalisent-ils sur la dette de leur ville ?
-    De quoi ont-ils peur ?
-    Pourquoi cherche-t-on à leur faire peur ?
-    Les organismes chargés du contrôle se manifestent-ils ?
Pour mémoire, il me semble que la Chambre Régionale des Comptes a écrit au maire en 2003 à ce sujet et présenté un rapport.
Pour mémoire, il me semble que le maire a répondu, en 2003, point par point, tableaux comparatifs à l’appui, et que tout a été parfaitement clair. Il n’y a plus eu aucune intervention à ce sujet.

On agite -volontairement-, comme un chiffon rouge, les achats d’œuvres d’art. Là encore, il convient de se poser des questions :
-    Quel pourcentage représentent ces achats dans le budget ?
-    Quelle a été la valeur d’achat de ces objets ?
-    Quelle est leur valeur à ce jour ?
La ville de Saint-Cyprien possède, à ce jour, un patrimoine important qui a augmenté en valeur en quelques années. Sur le choix des achats effectués, en tout cas, pas d’erreur… Et certains blogueurs, de par leur culture, leur mode de vie, les fonctions qu’ils ont exercées, le savent parfaitement.
Les tableaux d’Henri Martin, de Valtat, de Maurice Denis, de Bernard Buffet, etc. ont augmenté d’au moins 25% et plus pour certains, les objets des "Arts Premiers" ont aujourd’hui atteint une valeur considérable, les netsukés et l’Art d’Asie sont aussi en progression constante…
Ce patrimoine est bien réel.

Pourquoi ne regarde-t-on jamais dans les postes de dépenses de la même époque le coût de certains ouvrages indispensables au développement de la commune et même obligatoires sur le plan sanitaire ?
Les habitants de Saint-Cyprien ne se souviennent-ils plus de leur ancienne station d’épuration ?   
La condition au développement de la commune a été la réalisation d’une nouvelle station d’épuration.
Quel en a été le coût ?
La condition à la création de nouveaux lotissements, en sus de la station d’épuration, a été la création de bassins d’orage : le parc de la Prade n’est rien d’autre qu’un bassin d’orage aménagé.
La protection du littoral a nécessité la création des épis en mer, et, à l’époque, ce fut surtout le choix des services compétents en la matière.
Quel  a été leur coût ?
A chaque coup de mer, il a fallu les remettre en état, réensabler certaines plages, etc.
Quel en a été le coût ?
Et concernant les réalisations de type social : la crèche réclamée, à juste titre, par les parents de jeunes enfants, la médiathèque, les sols des gymnases à refaire, les équipements sportifs, les demandes des associations sportives et culturelles car le milieu associatif est très présent à Saint-Cyprien et c’est une richesse pour la ville…
Tout cela a un coût.

A se focaliser sur un seul point, on perd de vue les autres, peut-être encore plus importants et plus coûteux.

En quoi l’achat d’œuvres d’art, voté par les conseils municipaux de l’époque, est-il un mal ou même une erreur ? Pourquoi la culture serait-elle soudain devenue méprisable et interdite d’accès à Saint-Cyprien ? Par quelle malveillance envers un maire défunt, qui ne peut pas se défendre, montre-t-on constamment du doigt l’achat d’œuvres d’art qui faisait partie d’un projet culturel d’un haut niveau et qui aurait  été un pôle attractif ?
Dénigrer pour dénigrer, voilà le seul objectif et le seul impératif pour certains.
Ils oublient ou feignent d’oublier l’importance de la culture et de l’art dans la vie des hommes, même les plus démunis. Car enfin, aimer l’art, s’y intéresser, ou s’y adonner -a fortiori savoir le respecter et reconnaître sa valeur-… est tout simplement humain, et humaniste.

« L’Art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme. »


M-A Bouille

*** cf. dossier de La Semaine du Roussillon du 22 au 28/11/2012 : L'endettement de votre Commune.
Une claire distinction est faite en début d'article : "Il faut également prendre garde aux communes touristiques dont seules les résidences principales sont comptabilisées".
De même dans la partie où s'exprime le maire de Formiguères :"... la dette est calculée sur les résidents permanents et non sur la population de résidents secondaires qui, eux aussi, payent des impôts fonciers mais aussi la taxe d'habitation dont ils ne sont pas exonérés."
Donc, la dette exprimée par habitant ne correspond pas exactement. En réalité, dans les communes touristiques, elle est inférieure au montant exprimé.

mercredi 24 octobre 2012

Lors de sa dernière convocation par la juge d'instruction en avril 2012, M-A Bouille lui a remis l'attestation d'achat du tapis Karabagh (lien) ainsi qu'une photo en couleurs provenant d'une carte commerciale du vendeur. Ces documents ont été joints au dossier.

samedi 10 décembre 2011

De la cécité


On sait que, par principe, « la justice est aveugle ». Mais qu’en est-il lorsque cet adage s’applique au pied de la lettre ?

Voici deux tapis. Ils se ressemblent, et pour cause : ils proviennent de la même région.
L’un a été acheté par la commune, dans le cadre des achats votés par le conseil municipal, l’autre par Jacques Bouille en bien propre (et payé par lui-même, cela s’entend, mais il faut encore, sans doute, le préciser). Ce dernier a été saisi au domicile des Bouille, lors d’une perquisition postérieure au décès de J.Bouille et… fait partie des objets « restitués » à la commune de St. Cyprien au mois d’octobre (cf. article de l’Indépendant du 14/10/2011) !


(source privée : catalogue d'HDV pour l'un et carte professionnelle du vendeur pour l'autre)

Comme dans un "jeu des 7 erreurs", vous pouvez tenter de repérer les différences qui permettent -même à un oeil de non spécialiste- de distinguer ces deux objets l'un de l'autre. Vous pourrez ensuite énumérer ces détails en commentaire : qui sait, cela sera peut-être utile à la justice ? Il semblerait, en effet, qu'elle ait réellement besoin d'aide en la matière...
M-A Bouille

vendredi 14 octobre 2011

... avec l'eau du bain


On reprend les mêmes procédés, et on continue.

Surprenant article paru ce jour dans la presse locale !
Singulière décision de justice qui rend à la commune de St Cyprien des objets pour lesquels un procès en cassation est en cours !

Si l’on comprend bien ce qui est dit, ce serait donc grâce à l’intervention du ministre de la culture… et la justice accède enfin à la notion de « bonne conservation » des objets par la commune, alors qu’elle nous la refuse pour les objets saisis qui appartiennent à notre famille ?


Voici quelques simples constatations, par rapport à cet article :

_ 128 objets ? L’ordonnance de restitution, datant du 15 février 2011, n'en mentionne que 126. Où est l'erreur ?
_ la photographie :
  • une malle rouge avec des tapis. Il a été dit et redit que les tapis appartenant à la commune se trouvaient dans des malles dans les entrepôts. Ces malles n’ont jamais été trouvées au domicile Bouille mais dans des locaux municipaux.
  • les cartons avec les tableaux : il a été dit et redit que des tableaux se trouvaient dans le local-archives et des bureaux de la mairie. En revanche, certains tableaux et objets appartenant à la famille Bouille s’y trouvent mêlés car Jacques Bouille -comme on a déjà eu l’occasion de le dire précédemment : LIEN- prévoyant de faire en 2009 une grande exposition des œuvres de la commune, augmentées d’objets privés, avait apporté à la mairie certaines œuvres lui appartenant.
  • une statuette africaine, parmi d’autres qui sont susceptibles d’être aussi notre propriété.
  • un okimono : « mère et enfant en ivoire et shibayama » : je mets la mairie au défi d’apporter la preuve de la propriété de cet objet qui ne figure pas dans le constat ayant été fait à partir des listings comptables des œuvres appartenant à la commune.
J’affirme aussi (et je le prouve sans cesse ! -mais on ne VEUT pas le voir, et on s'autorise à ne pas le faire) que des objets qui sont notre propriété se trouvent actuellement dans les réserves de la mairie, et ont même été exposés lors des deux Levées de voiles.
Cela a été signalé à la justice de manière formelle.
Alors pourquoi faire soudain exécuter cette décision à présent -soit huit mois après son ordonnance et malgré l'existence d'une action s'y opposant- si ce n’est pour se débarrasser d’un paquet gênant au moment où « l’affaire » prendrait l’eau ?


Il y a litige sur la propriété de certains objets, c’est pourquoi nous contestons, encore aujourd’hui, auprès de la cour de cassation, cette décision des juges de Perpignan qui spolie sciemment des individus de leurs biens personnels.
Sans la moindre considération pour cette contestation, la justice vient de rendre, de manière effective, la mairie de St Cyprien dépositaire et responsable de ces biens, qui ne lui appartiennent pas en totalité... et que la municipalité parle déjà de vendre ! De là, de nouveaux problèmes se posent.

Quel est aussi l’objectif de cet article qui se veut retentissant ?
Sans aucun doute renforcer l’idée un peu émoussée ces derniers temps que Jacques Bouille était bien le voleur qu’on avait voulu en faire…
Mais ce n’est pas le cas, et il faudra bien qu’arrive le moment où la vérité sera rétablie.

mercredi 21 septembre 2011

Désinformation, manipulation et calomnie


Il est désespérant de constater comment les intérêts de quelques-uns peuvent parfois -et malheureusement, sans doute, trop souvent- conduire à une tragédie.
De l’information à la déformation et à la désinformation.
De la rumeur à la calomnie.
Du soupçon infondé à l’accusation mensongère.
Il n’y a qu’un pas … qui, de toute évidence, se franchit aisément. Trop.


Comment est-ce possible ?
Comme ceci, voici quelques exemples :

_ Lorsque les représentants de la justice n’hésitent pas à outrepasser leurs droits, quand un procureur ne respecte pas le secret de l’instruction ni la présomption d’innocence en livrant d’emblée (et en modifiant d'ailleurs ses propos entre deux déclarations, le glissement est notable) à l’opinion publique le prévenu comme un coupable avéré :
(cliquer play pour écouter les extraits audio)






source






source

_ Lorsque des adversaires politiques voient une aubaine à saisir dans le micro qu'on leur tend et prennent la liberté d'ajouter encore de nouveaux éléments aux déclarations faites :






source

_ Lorsque la presse bondit sur l’occasion et profite sans scrupule du scandale pour se vendre, sans se soucier des rumeurs et des erreurs qu’elle véhicule :

"« La classe politique locale s’est toujours interrogée sur le train de vie de l’ex-maire, mais nous étions loin d’imaginer l’ampleur des dégâts », tempère une source proche de l’enquête. Entre autres peccadilles, les enquêteurs ont recensé l’achat sur les deniers publics d’un collier de 25.000 euros offert à Marie-Antoinette, son épouse."
France Soir du 24/06/2009 source

"Dans la confidence, des employés communaux ont même livré des adresses où les policiers ont retrouvé la majeure partie des œuvres d’art que le maire et ses adjoints avaient « oublié » de mettre à la disposition des musées. Entre-temps, certains de ses (sic) objets ont été revendus à des collectionneurs que les policiers cherchent désormais à identifier."
France Soir du 06/04/2009 source

"La plupart de ces chefs-d'oeuvre, notamment une "Vénus aux tiroirs" de Dali, se sont volatilisés."
Le Nouvel Observateur n°2325 du 25 mai au 3 juin 2009 (voir l'article)


L’évolution de ces informations, progressivement déformées au fil des interviews ou des articles, et parfois même franchement délirantes, laisse pantois. Comment ne pas s’interroger sur l’absence totale de vérification de ces affirmations ?
Alors même que l’instruction et l’enquête étaient en cours (elles le sont encore), aucune hésitation dans les propos affirmés et assénés ! Il faut, de plus, préciser qu’à aucun moment le procureur n’a démenti ses propos à la presse.

Que Samy Mouhoubi, Jean-Marc Aubert, Doan Bui, et leurs lecteurs crédules ou avides de scandale entendent bien : le collier dont parle le premier n’a jamais été acheté « sur les deniers publics » mais sur les deniers privés de M. et Mme Bouille (payé par chèque !). Comment un journaliste, digne de ce nom, peut-il imaginer, un instant, qu’un percepteur puisse accepter de payer un bijou pour l’épouse d'un maire ?
Quant à « la Vénus aux tiroirs de Dali » dont parle le troisième, elle se trouve toujours au musée Desnoyer. L’on peut même l’admirer actuellement au premier étage, dans la salle de gauche.

A notre connaissance, les « 5 millions d’euros d’œuvres d’art » de la mairie ne se trouvaient pas au domicile des Bouille, c’est pure affabulation.


source

Le spectacle offert aux journalistes par la PJ saisissant, sur ordre des juges d’instruction, des objets au domicile de l’ancien maire a été parfaitement relayé pour satisfaire les a priori et ne laisser aucun doute. De nombreux objets d’art appartenant à la commune se trouvaient… dans des locaux de la commune ! : cela est-il surprenant quand on sait que tous ces objets ne pouvaient être exposés en même temps dans les musées communaux (qui ne sont pas régis, d’ailleurs, par les mêmes règles que les musées nationaux) ?
Si ces objets n’étaient pas demeurés là, comment la municipalité actuelle exposerait-elle, en effet, depuis deux ans, ses Levées de voiles ?


L’acharnement de la justice envers Jacques Bouille et sa famille est tel que cette dernière a été contrainte d’engager différentes actions, en appel et en cassation, pour faire valoir ses droits.

Une succession d’erreurs et de mensonges (volontaires ou involontaires) ne peut faire une vérité.

mardi 26 juillet 2011

Droit de réponse ? (suite)


A la suite de la demande de "droit de réponse" adressée au directeur de la publication de L'Indépendant (voir article précédent), un courrier a été envoyé à M. le Procureur Adjoint de Perpignan par un des avocats de la famille Bouille, Maître Dartevelle.


(cliquer pour agrandir)


Ce courrier est également resté jusqu'ici sans réponse.

dimanche 22 mai 2011

Droit de réponse


Voici un droit de réponse, envoyé le 21 avril 2011, concernant l’article « L’Affaire reste au tribunal de Perpignan » de Laure Moysset, adressé au journal L'Indépendant qui ne l'a pas (sauf erreur de notre part) fait paraître.


AR
(cliquer sur le document pour agrandir)

mercredi 20 avril 2011

Dépaysement, Plein Contentieux : décisions de justice


Dépaysement

... La Cour de Cassation, Chambre Criminelle, a estimé que la plainte pour homicide involontaire et non assistance à personne en péril, devait être renvoyée "dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice " au juge d'instruction au tribunal de Grande Instance de Toulouse.


***


Plein Contentieux



(cliquer pour agrandir)



"Affaire BOUILLE, l'Etat condamné" - réaction de François Bouille :

Ce premier jugement est une grande victoire pour nous. Nous constatons tous le traitement particulier dont a été victime mon père dans cette affaire. La faute de l'Etat a été reconnue c'est déjà beaucoup mais on peut être choqué par l'évaluation de cette condamnation. A ce prix-là l'administration pourra continuer presque impunément à traiter les prisonniers de la sorte.

Ce jugement nous dit que la mort aurait pu être évitée. A l'avenir il faudra qu'elle soit évitée. Mais je ne suis pas sûr que cette condamnation serve de leçon à l'administration.

Il sont nombreux ceux pour qui le tribunal a reconnu une faute de l'administration, trop nombreux. Au-delà des aspects politiques, cette affaire pointe du doigt deux problèmes de fond : celui, récurrent, des prisons et des mesures de surveillance inadaptées, du mépris des prisonniers, mais aussi celui de la lenteur de l'instruction et de ses nombreux préjugés entraînant des mesures violentes, dégradantes à l'égard des mis en examen, tout aussi inadaptées puisqu'elles conduisent parfois des personnes présumées innocentes jusqu'à leur mort. Les exemples sont nombreux.

Dans le cas présent, comment ne pas comprendre qu'un homme, présumé innocent, coupé de véritables contacts avec son épouse, laissé à l'isolement pendant plus de 5 mois dans une cellule insalubre de quelques mètres carrés, finalement rendu impuissant à se défendre et dont, en outre, les tendances suicidaires sont connues de tous, ne finisse par se donner la mort ?

Faut-il attendre un drame pour réagir ? Oui, il faut le croire. Et il faut croire également que cela se reproduira fatalement car l'Etat ne peut être condamné à la véritable hauteur de sa responsabilité. Est-ce que 25 000 euros est le prix d'une vie humaine ? Sûrement pas car la vie humaine n'a pas de prix. Mais 25 000 euros, ce n'est même pas une condamnation pour diffamation. De plus, les responsables, qui sont-ils finalement, dans le cas présent ? L'Etat -notion vague... vous, moi, nous tous et, en définitive, personne- est condamné, c'est tout. Voilà le fond du problème : toutes ces erreurs d'appréciation, ces fautes lourdes de l'administration se reproduiront encore parce que leur condamnation est dérisoire en proportion de leurs conséquences, et que personne n'est véritablement responsable.

Pour arrêter ce massacre il faut que les vrais responsables puissent être inquiétés et prennent la mesure de leurs actes.

François BOUILLE,
fils de Jacques BOUILLE



"Play" pour écouter le témoignage diffusé ce matin sur RTL :




lien

mercredi 9 février 2011

Quelques nouvelles questions et leurs réponses (2)


(...)

Question 7 : Justement, vous semblez réagir davantage dans ce domaine. Pourquoi ne pas l’avoir fait immédiatement il y a deux ans ?

A cause du choc, d’abord, et parce qu’il fallait faire face à tant de difficultés… et puis devant l’accumulation d’erreurs, reprises en permanence au point de finir par être considérées comme des vérités acquises, je ne peux plus me taire. Au départ, nos avocats m’ont déconseillé d’attaquer les médias : ils étaient si nombreux ! Il fallait porter plainte contre chacun d’eux, ce qui a un coût à chaque fois. De plus, tous, hypocritement, se retranchaient derrière le « selon une source proche de l’enquête » qui permet, sous couvert d’anonymat, de raconter tout et n’importe quoi. Ils rapportaient aussi les propos des procureurs Dreno et Alzeari, récoltés lors des différentes conférences de presse. Il semble donc plus logique d’attaquer la source directement.
Le scandale fait vendre, tout le monde le sait. Beaucoup d’articles n’ont été que du « copier coller », chacun reprenant ce qu’un article précédent avait dit, pour parfois y ajouter en supplément une touche personnelle. J’ai le souvenir d’un article de Doan Bui (Nouvel Observateur n° 2325 du 25 mai au 3 juin 2009) parlant de la « disparition, au musée, de la Vénus de Dali », ce qui est une absurdité. Cette statue figure bien dans le relevé des œuvres présentes au musée. Mais se renseigner réellement, faire un article sérieusement documenté, n’est peut-être pas l’objectif premier d’une certaine presse. Il est vrai aussi que la demande d’un constat d’huissier sur les œuvres d’art de la commune n’a été faite par les juges d’Instruction que le 5 mars 2009, presque trois mois après l’incarcération de mon époux. Ainsi ont pu se répandre toutes les sottises possibles.
Au fond, c’était peut-être voulu… Il eût été facile d’arrêter ce type de ragots et de calomnies en rappelant que la gestion des musées de St. Cyprien relevait d’un régime municipal et non national, et quel était le pourcentage réel de l’achat d’œuvres d’art par la mairie par rapport au budget communal, ce que savaient parfaitement le préfet de l’époque, les procureurs, les juges, le percepteur et le trésorier payeur général !


Question 8 : Vous pensez que la justice fonctionne mal ?

Mal ? Le mot est faible. On marche sur la tête. On enferme certaines personnes pour peu de choses ; on « oublie » de le faire pour d’autres. Pour un même délit, on n’est pas condamné de la même manière selon l’endroit où l’on se trouve. Certes, je connais la réponse classique : on apprécie, dit-on, au cas par cas. Bien sûr. Mais cela semble parfois particulièrement inadéquat ! Les représentants de la justice se placent eux-mêmes au-dessus des lois : ils n’hésitent pas à ne pas appliquer des décisions de justice ou à entraver les droits de la défense. On entend souvent parler de « corporatisme » de la justice, ce que réfute le milieu judiciaire, mais quand on y est confronté, cela devient une évidence. C’est -hélas !- un univers effrayant de subjectivité, de connivences, d’intérêts mêlés… Nous avons lu et entendu les mots « réseau » et « mafia » dans cette affaire… Aujourd’hui, je découvre quel est le réel réseau d’influence dans la région et de quel côté il penche. Il est effrayant de voir les partis pris de l’enquête et/ou de l’instruction : tout est fait pour tenter, à toute force, de prouver la culpabilité d’une personne « présumée innocente » alors qu’il est dit dans la loi que l’instruction doit se faire « à charge et à décharge » dans le but de découvrir la vérité. Mais est-ce vraiment la vérité qui intéresse les juges quand on voit comment certaines personnes ou certains éléments sont soigneusement évités ? J’en viens à devoir déposer moi-même des requêtes en appelant à la manifestation de la vérité. Je demande certains actes. Bien évidemment, ces demandes sont rejetées les unes après les autres, ou alors on ne me répond même pas. Mes avocats sont consternés. Je me pose parfois cette question : la Police Judiciaire manipulerait-elle les juges ou les juges couvriraient-ils les « mensonges » et les omissions de la P.J. ? Moi, qui n’ai aucune notion de droit, à la lecture que l’on me fait du dossier, je perçois certaines incohérences, des invraisemblances, des distorsions… et les juges -dont c’est le métier- ne verraient rien ? Dois-je en déduire que certaines personnes sont protégées ?
Le même « copier-coller » dont je parlais à propos de la presse se retrouve aussi dans les « historiques » et la partie intitulée « au fond » des comptes-rendus des procès en appel. Je reste confondue devant ce qui est systématiquement écrit, répété et re-répété sur chaque document, alors qu’il s’agit d’erreurs grossières ! A titre d’exemple, je ne citerai que les allusions à nos revenus : à chaque fois, je retrouve des éléments faux au sujet de ce que mon époux gagnait en sa qualité de médecin généraliste ou à mon sujet car je suis déclarée « retraitée de l’éducation nationale », ce qui est vrai aujourd’hui, mais occulte le fait que je n’ai pris ma retraite qu’en octobre 2008 (auparavant, je travaillais à temps plein ). Mon époux a travaillé à temps plein comme médecin pendant presque plus de vingt-cinq ans, de plus, on passe sous silence ses indemnités de maire, conseiller général, président de communauté de communes. La seule variante que j’ai notée consiste en la disparition de la plainte de Thierry Delposo et de sa liste en 2008. Autre affirmation : « Les netsuké (sic) et tapis achetés au nom de la mairie n’étaient pas présents dans les locaux communaux », alors que, d’après la P.J., 365 netsukés ont été recensés dans l’armoire vitrée du bureau du maire en mairie !...
Que penser d'une telle façon de procéder, en effet ?


Question 9 : Vous dites « mes avocats ». Qui sont-ils ? Vous en avez plusieurs vous-même ? Dans quel but ?

A Perpignan, mon conseil est aujourd’hui Me. Deplanque dont la forte personnalité est connue. Il ne se laisse pas facilement impressionner. Il travaille de concert avec Me. Dartevelle qui a été, au début de l’affaire, l’avocat de mon époux, quand nous avons pensé qu’il était salutaire pour lui d’avoir un avocat capable de prendre de la distance par rapport au milieu perpignanais. Par la suite, j’ai demandé à Me. Dartevelle de rester mon avocat puisqu’il connaît l’affaire depuis le commencement. Je ne me préoccupe pas des opinions politiques, religieuses, sociales, philosophiques et autres, de mes avocats. Ce n’est pas en raison d’elles que je les ai choisis. Je leur demande de défendre mes intérêts et ceux de mes enfants et de nous aider à défendre la mémoire de Jacques Bouille. Bien entendu, suivant les actions engagées, nous devons faire appel à d’autres avocats encore pour nous représenter.


Question 10 : Et quel est leur point de vue sur le déroulement de l’affaire, justement ?

Ils ont l’un et l’autre une longue expérience du fonctionnement de la justice. Toutefois, Me. Dartevelle reste stupéfait du manque de courtoisie qui est la règle au palais de justice de Perpignan. Dès le départ, il m’a dit que pour une affaire de ce genre, mon mari n’aurait jamais été placé en détention provisoire si nous avions habité à Paris. Ce que l’on peut vérifier d’après d’autres affaires qui se déroulent dans la région parisienne. J’en déduis -et c’est un point de vue strictement personnel- qu’il existe en France, peut-être, une justice à deux vitesses, selon que l’on habite Paris ou la province. Je comprends surtout, avec désespoir, que mon époux pourrait être en vie si nous avions vécu en région parisienne puisque c’est son trop long emprisonnement qui l’a tué.


Question 11 : Avec du recul, êtes-vous en mesure de comprendre aujourd’hui ce qui a pu pousser votre époux à se donner la mort ?

Il est pour nous extrêmement difficile de comprendre et d’accepter. Mes enfants se posent encore beaucoup de questions. Nous sommes confrontés à la réalité de sa mort. Etait-ce bien son choix ?
A notre grande horreur, nous avons découvert un certain nombre de choses qui demandent à être explicitées. Il faut aussi que la vérité se fasse sur la mort de Jacques Bouille.
Son enfermement a été très long, il était dans une grande souffrance affective, à cause de sa solitude, du fait d’être séparé des siens et surtout de moi. Je n’ai pas été autorisée à le voir et, de plus, je n’ai pas pu lui écrire pendant presque quatre mois. Contrairement à ce qu’a affirmé le procureur Dreno (j’ai dû faire publier un démenti dans l’Indépendant au moment de la mort de mon époux), je n’ai été autorisée, par la juge Haye, à lui écrire qu’à partir du 10/04/09 officiellement. Le temps que la lettre recommandée me parvienne, nous avons commencé à correspondre vers le 14 ou le 15. Bien entendu, lui non plus n’était pas autorisé jusque-là à m’écrire. J’ai le sentiment que mon époux était tenu au secret : seuls ses enfants, qui n’habitent pas la région, et sa mère, très fatiguée, ont pu le voir. Son cousin germain et son épouse, qui en avaient fait la demande au mois de janvier 2009, n’ont obtenu le droit de visite -après mes demandes répétées et celles de mon avocat d’alors au moment de mes auditions devant les juges- qu’à partir du mois d’avril également. Mais quand on est enfermé 24 heures sur 24, dans 9 m2, quarante minutes d’entrevue avec quelqu’un, deux à trois fois par semaine, ne sont pas de nature à vous apporter tout le réconfort souhaité.
Bien sûr, sous le choc, nous avons imaginé toutes sortes de choses… Il est manifeste que ses prises de position politiques en ont gêné plus d’un, et que sa réélection contrariait quelques ambitions. Sa mort politique a été voulue, peut-être programmée, me semble-t-il. Ce que certains n’ont pas pu obtenir par les urnes, n’ont-ils pas tenté de l’avoir en introduisant des plaintes auprès de la justice ? Et sur quels motifs ? Des absurdités ! Auxquelles la justice a prêté une oreille particulièrement attentive, elle qui a manifesté à son encontre un acharnement si singulier. Sa mort physique n’est que la conséquence de tout ce qu’il a dû subir et que nous ignorions car il ne se plaignait pas. Il n’en a rien dit, ni à ses enfants ni à ses avocats.
Il a aussi eu beaucoup de mal à tolérer l’absurdité de la situation dans laquelle il se trouvait, lui, un scientifique, rationnel et méthodique, enfermé avant d’avoir été condamné, jugé avant qu’on ait pu faire la preuve de sa culpabilité… et tout ce qu’il tentait d’expliquer, d’apporter comme preuve, était occulté, dénigré, balayé par les a priori. De quoi déstabiliser n’importe quel être sensé.
Cela, après la torture de la garde-à-vue dont j’ai déjà eu l’occasion de parler, des interrogatoires épuisants volontairement, où l’on vous crie dessus, où l’on n’hésite pas à pratiquer le chantage, les pressions… après aussi les propos malveillants qui ont franchi les murs de la prison pour l’atteindre et le toucher profondément.
Lui qui aimait tant la vie, qui incarnait pour moi la joie de vivre, que n’a-t-il subi et souffert pour que la mort lui apparaisse comme la seule libération possible !


Question 12 : Il était en quartier d’isolement. N’était-ce pas mieux ?

Cinq mois en quartier d’isolement, ce n’est pas rien. C’est un milieu extrêmement difficile : il se trouvait dans le quartier réservé aux malades mentaux. Après l’annonce de son décès, une vidéo (qui a rapidement disparu) circulait sur internet : un gardien, membre du personnel de Mailloles y était interviewé. Il expliquait les conditions de détention dans ce quartier, il parlait des cris incessants, la nuit, dus à la présence de détenus souvent très perturbés. Comme il l’a expliqué à notre fille et l’a écrit dans ses lettres, il a dû endurer l’inondation répétée de sa cellule à cause d’un détenu qui laissait volontairement couler l’eau dans la sienne, sans réaction du personnel, apparemment. L’eau montait, il épongeait comme il pouvait, puis il regardait, impuissant, fleurir les moisissures sur les murs de sa cellule, comme il le précise dans une de ses lettres. Il avait si froid dans sa cellule qu’il m’avait demandé de lui procurer des pulls en laine et qu’il portait sa parka en permanence. Au mois de mai ! Le directeur de la prison, qui venait aimablement le voir, avant de partir en weekend, n’a, pour sa part, jamais rien remarqué, ni même senti l’odeur de moisi qui devait se dégager de cette humidité ?... Bien plus -mais je ne l’ai compris que plus tard- la semaine où il s’est donné la mort, aucune de nos lettres ne lui a été remise : le juge Anière m’accueillant dans son bureau pour me remettre les papiers de mon époux retrouvés dans sa cellule, le matin même où le corps de mon mari reposait en chambre funéraire et où son cercueil devait être scellé à midi, m’a reproché de ne pas avoir écrit à mon époux durant cette semaine. Devant mes dénégations, il est resté perplexe. Avec mon avocat, Me. Deplanque, nous avons demandé ces lettres, par la suite. Il a fallu bien du temps pour les retrouver, elles étaient au greffe, au nombre de sept en ce qui me concerne, plus une de ma fille et deux autres. Les dates (comme en atteste le cachet postal) s’échelonnent du 15/05/09 au 23/05/09. Ses dernières lettres me sont parvenues ensemble quelques jours après sa mort. Je pense qu’il s’est senti bien seul. Trop. Pour un prisonnier, le courrier représente un lien avec ceux qu’il aime et c’est un peu de leur présence qui entre soudain dans sa cellule. On ne lui a même pas donné cela. Qui sait si ce n’était pas exprès ! Je retrouve ici le même type de cruauté et de sadisme dont j’ai déjà parlé à propos de la police judiciaire.
Mon époux était certainement dépressif : tout le monde le savait (cf. L’Indépendant du 11/02/2009 : article de François Barrère), j’avais averti la juge de son mal-être au mois de mars, ce même weekend de mars, j’avais prévenu par téléphone la prison où une personne de permanence m’avait aimablement rassurée en me disant qu’on savait mon époux suicidaire mais qu’on allait renforcer la surveillance. Seulement, on ne guérit pas en vingt-quatre ou quarante-huit heures d’un état dépressif : mais comme il s’agissait de lui, comme d’habitude, on n’y a pas accordé d’importance. Peut-être même a-t-on pensé à de la comédie… Pourtant (mais là encore, nous l’avons appris après son décès), une fouille de sa cellule avait permis la découverte de médicaments mis de côté et conservés. Cela aurait éveillé les soupçons de n’importe qui… mais pas ceux des responsables du centre pénitentiaire ou ceux de la commission adéquate. On s’est contenté de lui donner un avertissement ! Ces médicaments posent d’autres problèmes : sont-ils le signe d’une intention suicidaire ou le résultat d’un sevrage ? Ce qui aurait dû alarmer et faire réagir a été traité avec une légèreté lourde de conséquences.
Nous, sa famille, nous n’en avons rien su, sinon nous aurions compris. Et il est mort.


Question 13 : Un autre article a mentionné la parution prochaine d’un livre sur le sujet. Confirmez-vous cela ?

Un livre racontant toute l’affaire de Saint-Cyprien, depuis les premières auditions du maire jusqu’à son triste épilogue, paraîtra bientôt, en effet. En voici la présentation :
Cet ouvrage, qui tourne plus spécifiquement autour du personnage de Jacques Bouille, reprend les différents éléments de mise en cause en les analysant et en y répondant. Il ne s’agit en aucun cas de faire l’apologie de Jacques Bouille ou de le faire passer pour coupable. L’instruction du dossier est toujours en cause et nous n’avons, en aucun cas, le droit de nous immiscer dans les rouages de la justice. Il s’agit simplement de porter un autre regard sur l’affaire, sans prendre en compte, comme cela a pratiquement toujours été fait jusqu’ici, les seuls éléments à charge. Pour une raison mystérieuse, Jacques Bouille a, dès son arrestation, subi une énorme pression sans bénéficier, apparemment, de la moindre sympathie. Il est notoire que si certaines personnes incarcérées -notamment Florence Cassez au Mexique- bénéficient immédiatement de la sympathie de tous, les politiciens sont considérés comme des parias dès qu’ils ont affaire à la justice. Le livre répond donc aux questions que le public a pu légitimement se poser avec les seules informations dont il disposait. Il démystifie certaines légendes, telles les norias de camions transportant des berlines de luxe venus décharger leur contenu devant la maison de l’édile. Enfin, à travers des témoignages de proches et des courriers qu’il a écrits durant sa détention, le livre explique comment le maire a pu en arriver à un découragement tel que la mort lui a semblé être la seule issue.

lundi 17 janvier 2011

Quelques nouvelles questions et leurs réponses (1)


Je profite de ce moyen de communication "libre" qu'est encore internet, pour répondre publiquement à quelques questions qu'on me pose souvent. Ces explications seront susceptibles d'apporter des informations concernant des éléments qui demeurent, peut-être, encore totalement ignorés.

M.-A. Bouille


Question 1 : La restitution de vos bijoux a donné lieu dernièrement à un article dans la presse. Où en êtes-vous ?

La restitution de ces bijoux n’a toujours pas été faite. Je sais pertinemment que le mot « bijoux » suffit à lui seul à faire beaucoup fantasmer. Pour certains, il contribue aussi à me discréditer. Je l’accepte et je l’assume. Le problème, c’est qu’en agitant ce chiffon rouge, la plupart des gens ne voient plus où se situe le vrai scandale : car il y a véritablement un scandale. Contrairement à l’avis des juges d’instruction, les juges de la cour d’appel de Montpellier ont considéré que ces objets devaient m’être rendus. Or, depuis le 20/04/2010 (date de la décision de justice) puis du 24/06/2010 (date à laquelle les juges d’instruction s’engagent à me rendre elles-mêmes ces bijoux), il ne se passe rien. La raison avancée par le procureur Dreno en a fait sourire -et même rire- plus d’un au palais de justice : la greffière n’est pas malade depuis six mois, de plus, il y a, sans doute, quelques greffiers encore valides… Le scandale, c’est que des juges n’appliquent pas une décision de justice qui les concerne !
La réponse dilatoire du ministère m’a laissée perplexe. C’est pourquoi, j’ai décidé de déposer une plainte pour abus de confiance. Mes avocats finissent même par trouver cette lenteur suspecte. A vrai dire, que cache réellement ce retard ?
Une décision de justice a été rendue, qu'on n'applique pas. Pourquoi ?
C’est une preuve supplémentaire de cet acharnement constaté contre nous et du dysfonctionnement de la justice.

=> Document : plainte déposée (page 1, page 2).
Ce document a été adressé par recommandé avec avis de réception au procureur de la République, M. Dreno, avec copie au procureur général à Montpellier et au ministre de la Justice.



Question 2 : Voilà presque deux ans que « l’affaire Bouille
» a débuté. Pouvez-vous nous dire où elle en est aujourd’hui ? En avez-vous le droit ? Pourquoi ne pas vous être exprimée plus tôt ?

Oui, comme je l’ai appris par la suite, je peux m’exprimer librement au sujet de l’affaire. Mes avocats, eux, sont tenus au secret de l’instruction. Cependant, dans ce respect, il leur est arrivé de s’exprimer par voie de presse, lorsqu’ils ont jugé que c’était utile à la défense de mes intérêts.
Au tout début, j’étais, bien entendu, sous le choc, et j’avais bien d’autres préoccupations beaucoup plus urgentes et pratiques : découvrir comment ma famille pouvait parvenir à aider mon époux qui se trouvait alors en détention, les démarches à accomplir pour que ses enfants obtiennent un droit de visite, comment lui faire parvenir un peu d’argent, des vêtements… Moi-même, j’étais interdite de séjour à St Cyprien, notre maison était sous scellés, de très nombreux problèmes à régler rapidement se sont présentés.
De plus, mon avocat d’alors m’avait recommandé de me taire. Mais aujourd’hui, je me rends compte que cette attitude n’est plus de mise, puisque la présomption d’innocence et le secret de l’instruction n’ont même pas été respectés en ce qui nous concerne. Le dossier contient aussi des éléments dont j’ai à présent connaissance et qui m’obligent à réagir.


Question 3 : Vous avez tout de même entamé des actions en justice. Quelles sont-elles et où en sont-elles ?

En ce qui concerne le dossier ouvert à propos de la mort de Jacques Bouille, j’ai tenu à demander la restitution des organes de mon époux car, comme pour toutes les familles qui ont eu à subir la même épreuve (celle de l’autopsie d’un des leurs), il m’est insupportable de savoir que le corps que nous avons enseveli est incomplet, qu’il ne repose ni dans son intégralité ni dans son intégrité. Et pourquoi cela ? A cause d’une loi absurde, et abominable pour les proches. Il me semble d’ailleurs qu’un projet de réforme est à l’étude… Mais tout est tellement long quand il s’agit de la justice ! De plus, le fait de ne pas restituer aux familles les organes prélevés et analysés, laisse planer toutes sortes de doutes inquiétants. Dans mon cas, une méfiance totale s’est installée à partir du moment où j’ai eu accès aux différentes pièces contenues dans ce dossier : qu’il s’agisse des procès verbaux concernant la prison, la constatation du décès, l’autopsie… j’ai pu remarquer des incohérences qui me choquent profondément.


Question 4 : Vous attaquez l’Etat. Pourquoi précisément ? Il est rare que sa culpabilité soit reconnue. Quelles sont vos attentes ?

Concernant l’ « affaire Bouille », le premier scandale est le traitement qui nous a été réservé à mon époux et à moi-même. C’est pour cette raison qu’une plainte a été déposée pour non-respect de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction. Dès notre mise en garde-à-vue, nous avons été désignés comme coupables dans les médias et par les procureurs de la République qui se sont exprimés lors de plusieurs conférences de presse. Cette culpabilité ne faisait de doute pour personne, après avoir entendu, par exemple, les propos du procureur Dreno, s’exprimant lors de la conférence de presse donnée au moment de l’incarcération de mon époux. Tout le monde l’a vu et entendu sur les écrans qualifier de sa propre initiative les déclarations de mon mari de « mensongères », jugement personnel inadmissible, étant donné que rien jusqu’à aujourd’hui, dans le dossier, ne prouve la culpabilité de Jacques Bouille ! Alors, je m’interroge sur les intentions du représentant du ministère public…


Question 5 : Mais l’avocat de votre mari à l’époque n’avait-il pas lui-même fait une déclaration en ce sens ?

Tout à fait. Et nous avons été les premiers abasourdis d’entendre l’avocat de mon époux dire que Jacques Bouille avait reconnu sa culpabilité concernant certains délits qui lui étaient imputés. Cependant, à cette époque, je n’avais pas connaissance des déclarations de mon mari, je ne pouvais pas entrer en contact avec lui, je n’ai jamais pu le revoir. Ma fille, quand elle a enfin pu lui rendre visite, lui a demandé ce qu’il en était exactement, et il lui a répondu que c’était faux. Lui-même n’était pas au courant des propos de son avocat, ne les ayant pas entendus à la télévision ou à la radio. A partir de là, nous avons fait en sorte de le mettre en contact avec un autre avocat en dehors de la région, car nous avions de grandes inquiétudes pour la défense de Jacques. Je suis d’ailleurs en train d’essayer de faire une action à ce propos, mais… c’est très difficile car, malheureusement, on se heurte à beaucoup de réticences.


Question 6 : Quelles autres actions avez-vous entreprises ?

Il y a l’action de non-assistance à personne en danger et d’homicide involontaire pour laquelle je suis représentée par mon avocat parisien, maître Dartevelle. Sous le choc de la mort de leur père, la première réaction de mes enfants a été de croire à un assassinat… Pour ma part, j’avais tiré la sonnette d’alarme au mois de mars, en téléphonant au centre pénitentiaire et en écrivant à la juge Haye : lors d’un parloir avec ma fille, mon époux lui avait, en effet, dit à plusieurs reprises qu’il envisageait de se donner la mort afin que son calvaire s’achève. J’ignorais alors que le suivi « spécial » mis en place pour sa surveillance ne durerait pas et qu’il le considérait plutôt comme une mesure de rétorsion étant donné qu’on venait le réveiller toutes les heures durant la nuit afin de s’assurer qu’il était bien toujours en vie !
J’ai découvert, avec horreur, la manière dont il a été traité, au point que je finis par me demander si ce n’était pas intentionnel. Lorsque, après son décès, j’ai appris que, malgré mon intervention auprès de la juge, on avait laissé à sa portée des objets susceptibles de l’aider à se donner la mort comme la ceinture de son peignoir, celle de son costume, ses lacets de tennis, des lacets de chaussures, la cordelette des lunettes, des lames de rasoir… je me suis dit que cela faisait effectivement beaucoup. Trop. Ces négligences ont eu une conséquence désastreuse.
Tout comme cette durée d’emprisonnement absurde. Pourquoi une si longue détention ? Elle n’avait plus de « provisoire » que le nom. Jacques Bouille a été victime -et cela mérite d’être dénoncé !- d’un acharnement évident, dans les médias également… et qui, malheureusement, perdure, comme on a pu encore le voir récemment dans un supplément de l’Express. Il est mort, c’est si facile de s’attaquer à un mort ! Je persiste à croire que mon mari serait toujours en vie si sa demande de remise en liberté au bout du quatrième mois avait été accordée. Mais la justice n’a pas estimé qu’elle devait faire droit à la demande de nos avocats.

(...)

lundi 6 décembre 2010

Justice ?


Par arrêt n° 319/2010 en date du 20 avril 2010, la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel de Montpellier a ordonné la restitution de biens personnels qui avaient été saisis lors d’une perquisition.
Mais à ce jour, et après de nombreuses demandes, ils n’ont toujours pas été restitués. Cela fait plus de sept mois…
Pourquoi ?
Les juges d’Instruction, comme tout citoyen, ne doivent-ils pas se soumettre aux jugements rendus ? Sont-ils au-dessus des lois ?

M.-A. Bouille




jeudi 11 novembre 2010

Autopsie et prélèvement d'organes


Le corps qui a été rendu à la famille de Jacques BOUILLE est un corps vide, vidé de ses organes.
(voir : le précédent article à ce sujet)
Oui, nous, sa famille proche, enfants et épouse, nous avons dû aussi supporter cette horreur.
Revoir sa dépouille après l’autopsie, son corps mutilé, déchiqueté. Sa fille et moi, nous avons vu son bandage au crâne… Je ne remercierai jamais assez le thanatopracteur qui a réussi à rendre son corps présentable pour que sa famille et quelques amis puissent le revoir une dernière fois.
Oui, la loi française impose cette horreur aux familles des autopsiés. Mais, en plus, elle refuse que les organes du défunt -une fois toutes les analyses faites- soient rendus à la famille, même si cette dernière en a fait la demande.
Oui, au XXIe siècle, en France, une loi aberrante interdit que le corps du défunt puisse reposer dans son intégrité et son intégralité dans son tombeau. Ces organes doivent être incinérés… alors même qu’on nous a interdit d’incinérer sa dépouille ! Suprême absurdité !
Nous sommes confrontés à cette ultime horreur, cette souffrance dévastatrice. Ce ne sont pas là les propos d’une épouse affolée par la douleur, comme certains peuvent se plaire à le croire, mais une réalité tangible revécue chaque jour.
Mais, pour lui, il nous faut savoir aller par-delà la souffrance et l’horreur.

Marie-Antoinette BOUILLE

Rectification


Il n’est pas possible de laisser passer l’analyse faite sur le blog de PUGNACE par BONSENS sans réagir (cf. « le clientélisme, marché noir de la démocratie locale.4. », publié le 28/10/2010).


NON, la mort de Jacques BOUILLE n’est pas la conséquence d’un « système » quelconque qu’ « il » aurait mis en place, elle est la conséquence de son trop long enfermement en isolement dans une cellule de prison, en détention dite provisoire.
Jacques BOUILLE serait sorti de prison à la fin du quatrième mois d’incarcération, il serait aujourd’hui en vie, auprès des siens.

Marie-Antoinette BOUILLE

mardi 21 septembre 2010

Extrait de jugement


Le 16 septembre 2010, la Chambre de l'Instruction de Montpellier a ordonné "main levée de l'obligation faite à Marie-Antoinette ALBERNY épouse BOUILLE lui faisant interdiction d'entrer en relation avec les élus et le personnel municipal de la commune de St CYPRIEN".

mercredi 10 février 2010

Questions posées à Mme Bouille et à son avocat perpignanais Me Gérard Deplanque



1) Me Deplanque, encore aujourd’hui, « l’affaire » fait couler de l’encre. Sans divulguer aucune information confidentielle, pouvez-vous expliquer où en est l’instruction ?

A l’évidence, l’instruction progresse mais il n’est pas possible d’en parler actuellement en l’état du secret de l’instruction.


2) En tant qu’avocat, pensez-vous qu’elle soit, comme on a pu récemment le lire, « un feuilleton politico-judiciaire sans précédent dans le département » ?


Cette affaire est, avant toute appréciation, particulièrement dramatique.


3) Il y a un an, on parlait peu de la « présomption d’innocence » concernant les protagonistes de l’affaire. Qu’en est-il aujourd’hui et pensez-vous, comme on l’entend parfois, que le respect du secret de l’enquête et de l’instruction soit, en général, devenu utopique ?

Les services de la chancellerie tentent de revoir la question.


4) Mme Bouille, pourquoi avoir choisi de créer ce blog ? Qu’en attendez-vous ? Quelles difficultés rencontrez-vous ?

La famille de Jacques BOUILLE en a assez de le voir sali en permanence. Elle a donc décidé de porter « un autre regard » sur un époux et un père et de montrer de façon positive ce qu’il a fait en qualité de maire pour la commune de St. Cyprien. Je suis parfaitement consciente des dangers que présente la détention provisoire et je souhaiterais que celle-ci puisse être modifiée. Je pense que le manque de compassion et la durée de cette détention provisoire ont conduit mon époux au suicide ainsi que le sort peu commun qui nous a été réservé : nous n’avons jamais pu nous voir depuis l’incarcération de Jacques, le 17/12/08 .


5) Pensez-vous que les médias n’auraient pas relayé les faits de manière objective jusqu’à présent ?


Les médias, en l’occurrence, se sont référés aux propos tenus sur l’affaire par les procureurs quand ces derniers se sont exprimés. Jacques BOUILLE, quant à lui, n’a pu s’exprimer qu’une seule fois : par une lettre à la presse au sujet des œuvres d’art achetées par la mairie de St. Cyprien. Je me pose beaucoup de questions sur la présomption d’innocence. Je reconnais que la presse s’est fait l’écho des intentions suicidaires de mon époux, dès sa première comparution devant la cour d’appel de Montpellier.


6) Pourquoi ne vous y exprimez-vous pas plus précisément au sujet de « l’affaire » et ne répondez-vous pas aux attaques dont votre mari et vous-mêmes avez été l’objet depuis un an ?


Au début, les avocats m’ont dissuadée de parler à la presse. D’une part, j’étais mise en examen, d’autre part, mes propos -je n’ai pas l’habitude de la justice ni de la presse- auraient pu être mal interprétés ou détournés de leur sens. Je n’exclus pas de m’exprimer au sujet de l’affaire, sur le blog, au moment opportun.


7) Quel est votre but concernant la parution de la correspondance entretenue avec votre époux durant sa détention ? N’est-ce pas une chose très personnelle ?


Je pense qu’habituellement je suis très discrète sur mes sentiments. Si j’ai choisi volontairement de publier quelques lettres (de mes enfants, de mon époux et de moi-même), c’est pour montrer à ceux qui ont propagé des ragots ignobles sur notre famille que nous sommes une famille comme les autres, que nous nous sommes toujours profondément aimés et que nous nous soutenons dans les épreuves subies et à subir. La dernière lettre de Jacques à sa famille, je l’ai mise en ligne pour que chacun puisse voir dans quel état et à quel degré de désespoir mon époux, un être humain, a été plongé par une trop longue incarcération en détention provisoire.


dimanche 17 janvier 2010

Droit de réponse à l’article paru dans l’Indépendant du dimanche 10/01/10, rubrique de St Cyprien



Voici l'article qui a été remis par Mme M-A Bouille à son avocat afin d'être publié dans l'Indépendant :


« Dans la dernière réponse à la question posée à M. Thierry Del Poso, lors de l’interview de Frédérique Michalak (Indépendant du dimanche 10/01/10, p.11), je me dois de rectifier ce qui m’apparaît être une erreur. Le docteur J. Bouille et ses différentes équipes municipales ont toujours pris en compte la protection du littoral. Il n’en est pour preuve que les ouvrages d’épis en mer (2004 : 5 épis ont été construits pour un montant de 1 154 087,30 €)* qui ont contribué au ré-ensablement de certaines plages et le rechargement en sable du front de mer (2004 à 2005 pour un montant de 1 592 398,90 €)*. Il est donc faux de dire que : « …la protection du littoral …a été abandonnée pendant vingt ans. » Ce fut, au contraire, une préoccupation constante pour J. Bouille de préserver le littoral avec pour preuves concrètes des réalisations réelles que l’on peut constater « de visu » et qui ont eu un coût important. Les archives de la mairie peuvent en témoigner, il suffit, sans doute, de se renseigner auprès du secrétariat général et du ou des services en charge de ces dossiers. De plus, dans St. Cyp Info automne 2008 p. 15-16, un article sur l’écologie à St Cyprien parle de la protection du cordon dunaire et de la sensibilisation des élus à ce problème. Dans ce même petit journal, p. 7 à 11, se trouvent des tableaux récapitulatifs comptables des travaux de voirie et des équipements collectifs effectués à St. Cyprien pour un montant total de 33 millions d’euros en huit ans. »

*cf. St. Cyp info automne 2008, p.10.


Texte signé par Mme Bouille et co-signé par deux conseillers minicipaux de l'équipe de Jacques Bouille.



Voilà l'article publié par le journal, ce 17 janvier 2010 : LIEN ARTICLE



lundi 14 décembre 2009

Refus de restitution d'organes


Marie-Antoinette Bouille a demandé la restitution des organes de son époux.
Organes prélevés pour l'autopsie et placés sous scellés pour les besoins d'examens d'anatomo-pathologie :

_ le cerveau entier
_ le coeur entier
_ le poumon droit
_ le rein droit
_ un fragment du foie
_ la rate
_ la surrénale droite
_ le pancréas
_ le larynx
_ la carotide droite
_ la carotide gauche.


=> Le 31 août 2009, le juge d'instruction du Tribunal de Grande Instance de Perpignan a rendu une ordonnance de refus de restitution.

=> Le 03 décembre 2009, la cour d'appel de Montpellier statuant en chambre du conseil a confirmé l'ordonnance déférée, c'est-à-dire a confirmé le refus de restitution des organes.

=> Le 07 décembre 2009, un pourvoi en cassation a été déposé à l'encontre de cette décision.