"Ceux qui voulaient me briser y sont parvenus..."
extrait de la dernière lettre de Jacques Bouille à sa famille





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mercredi 15 décembre 2021

Non, J. Bouille n'a pas fait détruire le château des Capellans


    La ville de Saint- Cyprien a la chance de posséder un jardin des plantes « extraordinaire ». Elle le doit à J. Bouille et son équipe municipale de 1989.

    Le bulletin municipal de décembre/janvier 2021 (sic !) fait l'éloge de ce « jardin... extraordinaire ». C'est rendre hommage à celui qui l'a développé et embelli : J. Bouille. Certes, le nom de mon époux est volontairement passé sous silence mais il n'en demeure pas moins que c'est bien à lui que Saint-Cyprien doit, avec l'aide de l'architecte P. Bertran de Balanda, l'aménagement de ce parc réhabilité.

    Toutefois, le « magazine municipal d'informations » -peut-être mal informé- commet une grossière erreur, qu’après une scrupuleuse vérification auprès de personnes compétentes ayant participé au projet, je me dois de rectifier. En page 8, dans le paragraphe intitulé Un jardin à l'anglaise ouvert au public, on trouve : « En 1989, la ville décida finalement de faire du parc de la villa des Capellans un jardin à l'anglaise ouvert au public. La bâtisse fut détruite... ».

1989, c'est effectivement la date de la première élection de J. Bouille en qualité de maire de Saint-Cyprien. Au moins, la date ne peut mentir au sujet de l'équipe qui était réellement porteuse du projet de réhabilitation du parc !... Mais non, jamais, jamais, mon époux n'a fait détruire le château des Capellans ! Il aurait mille fois préféré pouvoir le réhabiliter. Le château avait été malheureusement détruit avant cette date, ce qu'alors, déjà, on n'avait pu que déplorer.

    Imputer un acte à quelqu'un qui ne l’a pas accompli ne relèverait-il pas de la malveillance ?

Cette façon d'agir aurait, certes, des ressorts inavouables mais ferait malencontreusement apparaître au grand jour ce que l'on voudrait cacher.



M.-A. Bouille

 

samedi 28 septembre 2019

RETROSPECTIVE, SOUVENIRS


Université d'été du RPR aux Capellans, septembre 1989







lundi 16 septembre 2019

Une attestation d'excellence décernée au parc de la Prade et au jardin des Capellans





(source : https://www.le-journal-catalan.com/saint-cyprien-la-parc-de-la-prade-et-le-jardin-des-plantes-ont-remporte-le-certificat-dexcellence-tripadvisor-2019/70822/)


(extrait du Magazine municipal d'informations de septembre/octobre 2019, source : LIEN)

Jacques aurait été heureux que soit ainsi récompensé et reconnu le travail accompli avec ses équipes municipales !...

Pour voir leurs réalisations, cliquez sur CE LIEN

jeudi 12 mai 2016

Précisions


 Le conseil municipal de fin mars a été centré sur l’augmentation de 7% des impôts locaux. Les explications données concernant le patrimoine ne sont rien d’autre qu’une tentative pour faire passer cette fâcheuse pilule et quoi de plus facile que d’accabler son prédécesseur en le montrant du doigt ?


 C’est plutôt une habitude de la part de celui qui a écrit au procureur, le 07/03/2008, une lettre à en-tête d’une SCP d’avocats. Lettre accompagnée d’un constat d’huissier fait dans les musées de la commune -qui en comptait 2 à cette époque- pour constater que les œuvres achetées en 2007 ne se trouvaient pas exposées dans ces lieux, ce qui était parfaitement normal puisque, comme le prouve ce constat, il y avait une exposition d’œuvres de deux artistes, Daniel Johnston et Zoé Mendelson, au musée d’art contemporain, place de la République et que le musée Desnoyer, rue E.Zola, était fermé pour travaux.

Cette lettre était aussi accompagnée, en annexe, de l’ « extrait non exhaustif des achats d’œuvres d’art 2007, extrait du compte administratif 2007 ». Ce document administratif, que tout un chacun pouvait se procurer, comme l’a fait un colistier de la liste « Ensemble, plus loin, différemment », mentionnait une somme de 2 271 508, 83 € avec la récapitulation d’objets achetés, majoritairement des œuvres d’art, mais pas uniquement.

Dans le dossier pénal, une vérification de ces achats d’œuvres d’art n’est possible, me semble-t-il, que pour la seule année 2007, à partir d’un ensemble de documents donnés et par la préfecture et la trésorerie d’Elne et la mairie de Saint- Cyprien.
Pour d’autres années, le calcul de ces achats a été fait à partir des réponses d’hôtels de vente : ainsi, du 30/05/2005 au 06/07/2008, le chiffre de 1 535 690, 93 €  a-t-il été avancé. Ces seuls deux chiffres illustrent la difficulté à comprendre les calculs auxquels se sont livrés -parfois avec des erreurs- les services de la police judiciaire pour le compte et sous le contrôle de la justice.
D’une cote à une autre, les chiffres ne correspondent pas. On trouve ainsi, pour une période allant du 01/01/2002 au 15/12/2008, un total des achats d’œuvres d’art facturés et payés par virements de la trésorerie d’Elne d’un montant de : 958 865, 90 €. Dans une autre cote récapitulative, pour une période allant du 18/01/2003 au 21/09/2008, les réponses à réquisitions aux commissaires priseurs donnent : 1 841 095, 69 € (+ 244 800 $).


Le patrimoine artistique de Saint-Cyprien ne comprend pas uniquement les œuvres d’art achetées par J. Bouille.
J. Olibo, son prédécesseur, a, quant à lui, initié cette création (collections Desnoyer et « artistes catalans ») et donné à la ville ses deux musées.
Il faut rendre à chacun ce qu’il a fait.
Par conséquent, le patrimoine artistique de Saint-Cyprien est plus important que ce qui a été annoncé en conseil municipal où les propos tenus visaient le seul J. Bouille.

Estimer la valeur d’un patrimoine est difficile. La première expertise de ce patrimoine a été faite à la demande de J. Bouille en 1989, d’autres ont suivi en 1992, 1994, 2000 (pour des achats), 2004.
Le marché de l’art est fluctuant, certes, mais, pour tenter de justifier l’augmentation des impôts locaux de 7%, certaines contre-vérités ont été intentionnellement dites durant les explications préliminaires.

Cela s’était déjà produit, sur un autre sujet que celui des impôts locaux, si ma mémoire est bonne, lors du procès à Perpignan. Une sorte de « procès en art » a été volontairement fait à J. Bouille : rien de ce qui avait été acquis ne pouvait avoir de valeur (ni artistique ni vénale), il n’y avait pas eu de politique culturelle à Saint Cyprien durant ces années, mais... curieusement, de façon contradictoire, dans le délibéré, le titre d’« amateur d’art éclairé » lui est appliqué.

Contrairement à ce qui a été dit, il n’y a pas eu d’achat d’œuvres de « peintres pompiers » par la commune de Saint-Cyprien. On peut ne pas apprécier les tableaux achetés et vibrer uniquement pour la peinture contemporaine mais on ne peut feindre d’ignorer que la peinture dite « pompier » est un genre spécifique dont toute encyclopédie donne la définition.
Les peintres de l’école de Barbizon ne sont pas des peintres « pompiers », ce sont même des   « passeurs » en art. Les nabis ne sont pas des « pompiers », ni G. Loiseau, ni H. Martin, ni M. Luce, ni M. Utrillo, ni A. Marquet ni... La liste est longue et j’ai pu, en travaillant sur le dossier pénal, passer en revue, un à un, ces tableaux dont les photos se trouvent dans le constat demandé trop tardivement par les juges d’instruction.

Un article du Monde de 2012 parle de certains de ces peintres et de la progression de leur cote (voir infra).
Il est, donc, faux de dire que ces achats ont été surpayés ou de suggérer qu’ils ne valent pas grand-chose, ils ont été payés, en grande partie, aux prix d’enchères, après renseignements sur la cote des peintres. 


En règle générale, une mairie ne vend pas son patrimoine artistique, ce n’était pas l’objectif de J. Bouille qui voulait le mettre en valeur dans un grand musée, aux Capellans. Mais ceci est une autre histoire...
Tout conseil municipal est souverain dans ses décisions et ses votes.
Mais quand on rase un musée, on peut bien brader un patrimoine artistique.

(cliquer sur les images pour agrandir)
  


 

mercredi 28 août 2013

Petit rappel


EXEMPLES DE REALISATIONS ET (RE)AMENAGEMENTS EFFECTUES DURANT LES MANDATS DE JACQUES BOUILLE ET DE SES EQUIPES MUNICIPALES :

Bien évidemment, ces différents projets n'ont pas, tous, été financés par le budget municipal, cependant c'est la volonté de la municipalité qui a permis leur concrétisation (les collèges, le biopôle...).
Certaines constructions déjà existantes ont aussi été réaffectées à d'autres activités, comme par exemple les anciennes écoles du village devenues Ecole de Musique... ou ont été rachetées (complexe sportif des Capellans).

Entre autres,


Sur le plan sportif, Jacques Bouille et son conseil municipal ont manifesté une volonté forte de garder les Capellans dans le patrimoine de la commune en les rachetant à la SELCY. Le complexe sportif a été mis à la disposition des habitants de St Cyprien.

_ tribune au stade de la Tine
_ vestiaires au stade de Capellans
_ piste pour skateboarders
_ réfection des sols des gymnases
_ pistes cyclables
_ parcours de santé (Prade, Capellans...)
_ soutien important aux associations


La Prade


Vestiaires "Grand Stade" aux Capellans


Tribune du stade de la Tine


Sur le plan culturel, des actions importantes ont été menées:
_ création de l'école de musique
_ création de la médiathèque
_ Festival des Arts (concerts de musique classique) en été
_ festival de guitare lors des Cypriales au printemps
_ nombreuses expositions dans les musées de la ville ou dans le parc des Capellans (Fauvisme, Yoruba...)
_ achats d'oeuvres d'art enrichissant le patrimoine communal
_ conférences
_ musée des Capellans (inachevé)
_ etc...


L'école de musique


Les 15 ans du Festival des Arts


Le parc des Capellans


Le château d'eau


La médiathèque Prosper Mérimée


Edito pour la saison culturelle





Le projet du musée des Capellans


Sur le plan paysager, St Cyprien a été remodelé par des créations ou des re-créations importantes faisant de la ville un îlot de verdure:
_ les palmiers de l'avenue du Roussillon
_ la place de la République et la place des Evadés
_ les cyprès de la rue Duhamel
_ les magnolias des places de la Prade et de l'avenue du cimetière avec cyprès et rosiers
_ les fontaines déclinant le thème de l'eau
_ camélias et rosiers du jardin de l'église
_ réfection du parvis avec rénovation de l'église du village et de la chapelle de Villerase
_ l'arboretum des Capellans
enfin, le parc de la Prade, véritable trait d'union entre la plage et le village avec parcours sportif et jeux d'enfants, est un lieu de promenade arboré d'essences diverses (pin, mimosa, saule, platane, cyprès, ginkgo biloba, amandier, laurier, etc...) et animé par différentes espèces d'oiseaux aquatiques (cygnes, canards, etc...) évoluant sur trois plans d'eau peuplés de carpes et d'autres poissons.
_ etc...


Place de la République du village, de jour


Place de la République du village, de nuit


Rond-point fontaine au village


Espace vert à l'entrée de la plage


Rond-point aux jets d'eau à l'entrée de la plage


Canards et cygnes du parc de la Prade


Pont japonais de la Prade


La place aux magnolias de la Prade


L'église du village


Le jardin des plantes des Capellans


Avenue du Roussillon au village


Sur le plan économique et social:
(certaines réalisations déjà citées sur les autres plans ont une portée économique et sociale certaine -comme le complexe de Capellans, par exemple-), mais il y a aussi:
_ la station d'épuration, une des plus en pointe du département, réalisée lors du 1er mandat : elle a été la condition et un des facteurs du développement de St Cyprien
_ la communauté de communes
_ la crèche "Al Cant dels ocells"
_ le CLAE, centre aéré M. Gatounes
_ l'implantation de la gendarmerie
_ la résidence Desnoyer, créée par l'ancien maire J. Olibo, mais dont le loyer a été maintenu au prix le plus bas du département
_ l'augmentation de la zone technique du port et développement de sa zone économique
_ la création de lotissements communaux (la Prade) ou privés a permis de doubler la population de St Cyprien
_ la vidéo-surveillance et le renforcement de la sécurité
_ la création de la police municipale
_ la télé-alarme et le portage de repas à domicile
_ la maison des associations
_ le biopôle de la Prade, initiative privée, mais soutenue et confortée par l'équipe municipale de J. Bouille
...

D'autres projets devaient voir le jour:
_ le musée des Capellans
_ la salle multimédia
_ le nouveau quartier du port avec extension des bassins
_ les villas "Borloo"
_ etc...



St Cyprien a des atouts ainsi qu'une réelle qualité de vie que Jacques Bouille et ses équipes municipales ont su mettre en valeur et développer durant leurs mandats. C'est parce qu'il aimait sa ville que Jacques Bouille a voulu pour elle et pour ses habitants le meilleur.


La crèche El Cant dels ocells


Le centre aéré M. Gatounes


Le jardin de jeux La Mainada


Le biopôle de la Prade


La gendarmerie


Le lotissement du parc de la Prade


La zone artisanale du village


La communauté de communes


La maison des associations (ex-pavillon de la SELCY)


Le port et la halle à marée


La zone technique du port

mardi 20 novembre 2012

La dette, l’éternel retour


Un article de presse a relancé analyses et commentaires sur certains blogs à ce sujet.
Oui, Saint-Cyprien est endettée. Et c’est le lot commun des villes qui vivent bien, qui se développent, et peuvent avoir confiance en l’avenir. Jacques Bouille a toujours répondu en expliquant que notre commune était en capacité -et bien plus que d’autres !- de rembourser ses dettes (voir lien). Le reste n’est que polémique.
Mais… il n’y a pas plus sourds que ceux qui ne veulent entendre… ou qui ont compris combien cet épouvantail pouvait servir leurs intérêts… et « La Dette » n’en demeure pas moins un thème de campagne électorale, souverain et constant.

Les habitants de Saint-Cyprien devraient se poser quelques questions avant de suivre la pente sur laquelle certains les poussent à plaisir :
-    La dette nationale est importante : les fait-elle frémir ?
-    Pourquoi se focalisent-ils sur la dette de leur ville ?
-    De quoi ont-ils peur ?
-    Pourquoi cherche-t-on à leur faire peur ?
-    Les organismes chargés du contrôle se manifestent-ils ?
Pour mémoire, il me semble que la Chambre Régionale des Comptes a écrit au maire en 2003 à ce sujet et présenté un rapport.
Pour mémoire, il me semble que le maire a répondu, en 2003, point par point, tableaux comparatifs à l’appui, et que tout a été parfaitement clair. Il n’y a plus eu aucune intervention à ce sujet.

On agite -volontairement-, comme un chiffon rouge, les achats d’œuvres d’art. Là encore, il convient de se poser des questions :
-    Quel pourcentage représentent ces achats dans le budget ?
-    Quelle a été la valeur d’achat de ces objets ?
-    Quelle est leur valeur à ce jour ?
La ville de Saint-Cyprien possède, à ce jour, un patrimoine important qui a augmenté en valeur en quelques années. Sur le choix des achats effectués, en tout cas, pas d’erreur… Et certains blogueurs, de par leur culture, leur mode de vie, les fonctions qu’ils ont exercées, le savent parfaitement.
Les tableaux d’Henri Martin, de Valtat, de Maurice Denis, de Bernard Buffet, etc. ont augmenté d’au moins 25% et plus pour certains, les objets des "Arts Premiers" ont aujourd’hui atteint une valeur considérable, les netsukés et l’Art d’Asie sont aussi en progression constante…
Ce patrimoine est bien réel.

Pourquoi ne regarde-t-on jamais dans les postes de dépenses de la même époque le coût de certains ouvrages indispensables au développement de la commune et même obligatoires sur le plan sanitaire ?
Les habitants de Saint-Cyprien ne se souviennent-ils plus de leur ancienne station d’épuration ?   
La condition au développement de la commune a été la réalisation d’une nouvelle station d’épuration.
Quel en a été le coût ?
La condition à la création de nouveaux lotissements, en sus de la station d’épuration, a été la création de bassins d’orage : le parc de la Prade n’est rien d’autre qu’un bassin d’orage aménagé.
La protection du littoral a nécessité la création des épis en mer, et, à l’époque, ce fut surtout le choix des services compétents en la matière.
Quel  a été leur coût ?
A chaque coup de mer, il a fallu les remettre en état, réensabler certaines plages, etc.
Quel en a été le coût ?
Et concernant les réalisations de type social : la crèche réclamée, à juste titre, par les parents de jeunes enfants, la médiathèque, les sols des gymnases à refaire, les équipements sportifs, les demandes des associations sportives et culturelles car le milieu associatif est très présent à Saint-Cyprien et c’est une richesse pour la ville…
Tout cela a un coût.

A se focaliser sur un seul point, on perd de vue les autres, peut-être encore plus importants et plus coûteux.

En quoi l’achat d’œuvres d’art, voté par les conseils municipaux de l’époque, est-il un mal ou même une erreur ? Pourquoi la culture serait-elle soudain devenue méprisable et interdite d’accès à Saint-Cyprien ? Par quelle malveillance envers un maire défunt, qui ne peut pas se défendre, montre-t-on constamment du doigt l’achat d’œuvres d’art qui faisait partie d’un projet culturel d’un haut niveau et qui aurait  été un pôle attractif ?
Dénigrer pour dénigrer, voilà le seul objectif et le seul impératif pour certains.
Ils oublient ou feignent d’oublier l’importance de la culture et de l’art dans la vie des hommes, même les plus démunis. Car enfin, aimer l’art, s’y intéresser, ou s’y adonner -a fortiori savoir le respecter et reconnaître sa valeur-… est tout simplement humain, et humaniste.

« L’Art, c’est le plus court chemin de l’homme à l’homme. »


M-A Bouille

*** cf. dossier de La Semaine du Roussillon du 22 au 28/11/2012 : L'endettement de votre Commune.
Une claire distinction est faite en début d'article : "Il faut également prendre garde aux communes touristiques dont seules les résidences principales sont comptabilisées".
De même dans la partie où s'exprime le maire de Formiguères :"... la dette est calculée sur les résidents permanents et non sur la population de résidents secondaires qui, eux aussi, payent des impôts fonciers mais aussi la taxe d'habitation dont ils ne sont pas exonérés."
Donc, la dette exprimée par habitant ne correspond pas exactement. En réalité, dans les communes touristiques, elle est inférieure au montant exprimé.

dimanche 29 juillet 2012

Un livre et un article, printemps 2012


ROSE MAFIA de G. Dalongeville :

G. Dalongeville est l’ancien maire d’Hénin-Beaumont qui a été incarcéré presque à la même période que J. Bouille. Sans faire de rapprochement entre sa situation et celle de J. Bouille (si certains s’en étaient empressés, nous ne nous y autoriserons pas davantage aujourd'hui), G. Dalongeville parle avec beaucoup de pudeur de son long temps d’incarcération solitaire. Selon ses dires, il n’a eu droit à aucune visite de sa famille. Quelle abominable torture affective !
Il écrit, en page 191 : « J’apprends aussi, avec douleur, le suicide en détention de Jacques Bouille, maire de Saint-Cyprien, le 24 mai 2009. »
Ainsi, par empathie, cet homme, que nous ne connaissons pas, a éprouvé de la douleur pour un autre "petit" maire, mis en prison comme lui, mais qui n’a pu résister à ce qu’on lui faisait endurer. Il est vrai qu’on a certainement moins de résistance à soixante-deux ans qu’à quarante. Sur le plan humain, G. Dalongeville peut particulièrement comprendre ce que J. Bouille a vécu.



TERRES CATALANES N° 67 Mars/Avril/Mai 2012 :

Un article de ce journal est consacré à « Six petits paradis catalans » et le parc des Capellans est mentionné sur deux pages. Le journaliste cite même les propos de J. Bouille : « Dès le début, j’ai compris qu’il fallait conserver ce patrimoine végétal original. […] »


Jacques Bouille, avec son conseil municipal, l’aide de M. Bertran de Balanda et des employés municipaux des espaces verts, a effectivement choisi de préserver ce parc et de l’embellir, d’en faire ressortir le charme et la sérénité. Le magazine et le rédacteur de l’article ont su lui reconnaître cette qualité.
Malheureusement, le parc de la Prade, promenade appréciée des habitants de Saint-Cyprien (et d’ailleurs !), ne bénéficie pas de la même publicité. Le lieu est, pourtant, tellement agréable ! Mais il est regrettable qu’on laisse sans aucun arrosage durant l’été les platanes, les liquidambars et les ginkgos bilobas… des espèces végétales qui, hélas, sont aujourd’hui en train de mourir de sécheresse.

Y en todas partes he visto
gentes que danzan o juegan
cuando pueden, y laboran
sus cuatro palmos de tierra.
[...]
Son buenas gentes que viven,
laboran, pasan y sueñan,
y en un día como tantos
descansan bajo la tierra.

A. Machado

Crédit aquarelles : Olivia Auri

mercredi 27 juin 2012

Litige Hôtel du Port Saint Cyprien


(cf. vidéo Dailymotion et article de unautrestcyp.over-blog.com)

Précision chronologique.

Au printemps 1989, Jacques BOUILLE et son équipe municipale prennent la direction de la commune de Saint Cyprien, à la suite des élections. Ils découvrent « l’amodiation BLANC » et la création de l’Hôtel du port, opération mise en œuvre par la municipalité précédente. Le conseil municipal de Saint Cyprien mettra alors en œuvre toutes les procédures judiciaires utiles pour rétablir la situation au regard des exigences du droit administratif en général et de la domanialité publique maritime en particulier.

M-A Bouille

dimanche 4 septembre 2011

Levée de Voiles 2




Deuxième exposition -l’Occident cette fois, après l’Orient- d’œuvres achetées par la mairie de Saint-Cyprien, lors des mandats de Jacques Bouille et de ses équipes municipales, et demeurées entreposées depuis dans les réserves.
Quelle gageure pour la nouvelle municipalité qui expose des œuvres dont elle avait critiqué l’achat et alors même qu’elle fait en sorte d’occulter jusqu’au nom de l’ancien maire Jacques Bouille ! Il faut cependant reconnaître que ce dernier avait su développer l’œuvre culturelle de son prédécesseur, Jean Olibo, et qu’il a ainsi augmenté les collections et le patrimoine de la ville.



Force est de constater aussi que les « cinq millions d’euros d’œuvres d’art » (c’est-à-dire la somme totale des achats votés en conseil municipal sur plusieurs années), dont un candidat à l’élection municipale -enchérissant sur les propos d’un procureur- et une partie de la presse s’étaient empressés de déclarer, sans hésitation ni précaution, qu’ils avaient été
« retrouvés au domicile privé de M. et Mme Bouille », n’y étaient en réalité pas mais se trouvaient bel et bien dans les réserves de la commune (et quand bien même c'eût été le cas, cela ne constituait pas pour autant un délit, cf : 1° de l'article 2122-21 du Code Général de Collectivités Territoriales). En revanche, Jacques Bouille avait lui-même apporté des pièces lui appartenant à la mairie -comme il en avait le droit- d'une part pour personnaliser son bureau, d'autre part parce qu'il préparait une importante exposition en 2009, à l'occasion de ses 20 années de mandat. Il souhaitait en effet y présenter à la fois les oeuvres du patrimoine communal augmenté, comme cela se fait souvent, d' oeuvres prêtées à titre gracieux par des particuliers.

Ainsi, certaines oeuvres -car il est bien certain que toutes celles qui constituent le patrimoine de la commune ne sauraient, et n'ont jamais pu, être exposées en même temps dans les musées actuels de la ville qui sont trop petits- font aujourd’hui l’objet de cette très intéressante exposition, dans laquelle on peut noter également la présence de plusieurs tableaux d'Utrillo qui n'ont jamais quitté les lieux où ils étaient conservés, contrairement à ce que l'on avait laissé entendre par exemple... dans un discours de campagne électorale.
(voir un extrait vidéo)
Comment, en effet, ces deux expositions auraient-elles pu avoir lieu si les objets d’art qu’elles révèlent avaient été soi-disant « retrouvés chez M. le Maire » ? Ne seraient-ils pas actuellement, comme c’est toujours le cas pour les objets qui y ont été saisis, sous scellés ?



Enfin, on peut se souvenir que des déprédations avaient eu lieu en mai 2010 :
ST CYPRIEN: CAMBRIOLAGE D'UN LOCAL MUNICIPAL RENFERMANT LES OEUVRES D'ART DE LA COMMUNE.
..." Selon nos sources, deux oeuvres de valeur auraient été dérobées. A savoir: deux vases d'environ 15000 euros chacun. Les faits auraient par ailleurs été commis entre le 28 Avril dernier et mardi."
L’Indépendant du jeudi 27 Mai 2010 . L M.

Mais qu’en a-t-il été exactement ? Nous ne l'avons jamais vraiment su... Quelles suites ont été données à la protection des oeuvres d'art achetées
pour le compte de la commune par l'ancien maire, avec l'accord de ses conseils municipaux et payées par la perception d'Elne ?

En tous les cas, la municipalité actuelle semble désormais avoir compris l'importance et la valeur du patrimoine artistique de St Cyprien et les raisons pour lesquelles Jacques Bouille s'était attaché à le faire valoir avec la création en cours du musée des Capellans. Pour des raisons que l'on ignore, sa finalisation avait été malheureusement retardée par une absence régulière de subventions de l'Etat (redistribuées dans le département par le préfet) en faveur de la commune de St Cyprien.
Sans aucun doute, et même si l'on a mal perçu le caractère visionnaire de la politique artistique de Jacques Bouille, ce projet aspirait à faire de St Cyprien un nouveau fleuron de l'art sur la côte.


source des illustrations : Supplément "Sortir avec L'Indépendant" n° 86, du 17 juin 2011


Discours prononcé par Jacques Bouille, lors d'une exposition, en mars 2005 :